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Je la quitte et vais chercher Lurdes pour qu'elle puisse l'aider à s'habiller. Je m'apprête à partir à les recherche des mecs quand ceux-ci passent justement le pas de la porte d'entrée. Ils m'assurent que la salle de musique est juste fabuleuse et que la piscine à l'air extra. Ils prévoient déjà de venir passer les prochaines vacances ici, et c'est vrai que l'idée ne m'est pas déplaisante.
David nous interrompt dans nos plans en nous appelant, afin de s'assurer de notre bonne survie. On lui demande où il sera en attendant les 3 jours, et se contente de nous dire que lui aussi se repose. Tant mieux, avec un peu de chance il sera moins hystérique, mais ça encore, ce n'est pas sûr...
Lurdes choisi ce moment pour réapparaître en râlant après Lola, à qui elle tenait la main. Si je comprenais bien tout, ce qui n'était pas une évidence puisqu'elle parlait français, Lurdes protestait car Lola lui avait dit que s'était à elle de ranger sa chambre.



Lurdes : Mais dites lui vous!
Georg : Lui dire quoi?
Lurdes : Mais que ce n'est pas à elle de ranger sa chambre! Voyons une aveugle ranger un tel fourbi...
Lola : Oui, enfin le fourbi, c'est moi qui l'ai provoqué...
Bill : Et tu comptes faire comment pour remettre tout comme il faut sans voir ce que c'est?
Lola : Ben... Y'a des trucs je sais où ça va, pis le reste, j'aviserais.
Tom : Bien sûr... Et tu crois que Lurdes va attendre bien sagement ton retour pour te filer un balais et un sac poubelle peut-être?



Elle n'avait visiblement pas pensé à ça, et je la vois soupirer avant d'annoncer qu'elle capitule, pour le plus grand bonheur de sa gouvernante. Stefan choisit ce moment pour entrer dans la pièce et annoncer que la voiture est prête. Elle s'excuse auprès des garçons de son absence pour cet après-midi, et me lance un regard pleins d'excuses avant de s'en aller. On décide tous de ne pas trop se poser de questions, et on profite pour consulter nos mails et passer quelques coups de fils aux parents. Je vais même jusqu'à aller explorer la salle de musique, accompagné de Bill. Cette pièce est une vraie merveille. Il doit y avoir une dizaine d'instruments différents, sans parler des différents models de guitare, le tout accordé et en parfait état. Je ne résiste pas et m'empare d'une des guitares acoustique griffée Epiphone et m'installe sur le banc du piano, Bill à mes côtés. J'entame les accords de la chanson, notre chanson à Bill et moi. Avant ce n'était qu'une petite ritournelle que je gratouillais quand on avait des soucis, jusqu'à ce qu'à ce qu'un jour Bill m'accompagne au chant. Après, vous savez ce qu'elle est devenue. Aussi étonnant que ça puisse paraître, je suis le premier fan de la voix de mon jumeau. Je sais que je ne le montre pas tellement, mais si jamais Bill venait à perdre sa voix et ne pouvait plus chanter, ce serais terrible pour moi. Ce serait comme si mon âme perdait sa voix. La chanson fini doucement, et je me tourne instinctivement vers mon frère pour me perdre dans son regard. Aucun mot n'a besoin d'être prononcé dans ces moments là. Bill finit tout de même par rouler des yeux en soupirant.



Bill : Bon sang Tom mais rend toi à l'évidence, t'en crèves d'amour pour elle!
Tom : Mais de quoi je me mêle! C'est pas ça le problème!
Bill : Mon frère, il y a deux ou trois petits trucs que tu dois savoir à propos des relations amoureuses. Premièrement, quand on est tout le temps collé à la fille en question, c'est qu'on est attiré par elle. Deuxièmement, si on veut tout le temps la protéger, quitte à péter des cases dans des chambres d'hôtel, c'est qu'il n'y a pas que son physique qui nous attire. Et troisièmement, si on s'inquiète comme toi tu t'inquiètes pour les réactions de la fille et son bien-être, alors c'est qu'on est amoureux. Médite là-dessus. En attendant, on à qu'à essayer de demander à Lurdes si elle peut nous dire où elle est. Et non, tu gardes tes remarques sur ce que je viens de te dire, je veux que tu y réfléchisses vraiment cette nuit quand tu pourras pas dormir parce que Loréana sera dans tes bras et que tu seras incapable de dormir.
Tom : Putain, Bill...
Bill : Oui, je sais, ça te fais chier quand tu sais que je vais avoir raison!
Tom : Tout à fait!



Bill éclate de rire alors que je range la guitare sur son socle, repérant au passage une partition posée à côté. Mais bon c'est du français alors je comprends pas grand-chose aux paroles... Mon frère daigne enfin lever son petit cul du banc, et on remonte tranquillement dans l'appartement de Lola, où les garçons sont en train de regarder je ne sais trop quoi sur l'ordinateur. Je vais directement à la chambre de Lola, alors que mon frère m'abandonne pour le canapé. Quand j'entre dans la chambre, le plus gros du bazar à déjà disparu, j'en suis estomaqué. Lurdes doit être une Mary Poppins en puissance! Elle se tourne vers moi le sourire aux lèvres, sans même une goutte de sueur ou le teint rosi par l'effort. J'vous jure que c'est une Mary Poppins en puissance!



Lurdes : Vous avez besoin de moi?
Tom : Oh euh... En fait je venais voir si vous aviez besoin d'aide, mais visiblement vous vous débrouillez carrément plus vite que la plupart des gens que je connais...
Lurdes : Oh, c'est gentil, mais de toute façon vous êtes les invités! D'ailleurs si vous avez besoin de quoi que se soit, faites moi signe!
Tom : Oui, merci. Au fait...
Lurdes : Oui?
Tom : Vous pouvez me dire où est partie Loréana?
Lurdes : Eh bien... Théoriquement non. Mais, je crois que vous vous torturez assez l'esprit à son propos pour qu'on puisse vous accorder confiance.


Là, j'ai presque peur. Mary Poppins et voyante!


Lurdes : Elle est partie voir les associés de son père, qui continuent de gérer l'affaire de son père. Et après ça, elle doit être allée à l'hôpital.

Je sens le sang quitter mon visage en un rien de temps, pour un peu il faudrait que je m'assois. Je regarde la gouvernante en clignant des yeux l'air hébété
.

Tom : L'ho... L'hôpital?

J'entends des pas dans le couloir, sûrement Bill qui à senti que quelque chose clochait, et à alerter les gars. La porte ne tarde pas à s'ouvrir et je sens une main s'abattre sur mon épaule.


Bill : Qu'Est-ce qui se passe?
Tom : A l'hôpital!
Gustav : Pardon? C'est quoi ce bordel?



Lurdes soupire bruyamment pour attirer notre attention. Elle tire en même temps de sa poche un téléphone portable où elle commence à composer un message.


Lurdes : Je crois que vous ne m'avez pas comprise, il y a un malentendu. Le mieux, c'est que vous voyez par vous-même de quoi il en retourne. Stephan -le chauffeur- vient de me répondre, il passe vous chercher, tous les 4.


On se regarde tous les quatre, complètements paumés. Si ce n'est pas pour elle, pourquoi était-elle à l'hôpital? Après tout elle n'avait plus de famille, et si s'était une amie, elle n'en aurait pas fait un secret. Mon estomac se tord quand j'en arrive à la conclusion que s'est effectivement pour elle-même qu'elle s'y est rendue. Je crois que j'ai envie d'aller vomir tiens. Je sens une main manucurée serrer mon avant bras. Bill m'intime de ne pas autant paniquer, mais je sens qu'il n'est pas plus calme que moi. Et Gustav et Georg doivent plus ou moins en être arrivés aux mêmes conclusions car ils sont aussi blêmes que je dois l'être...
Environ 15 minutes plus tard Stefan vient nous chercher, et on s'engouffre dans la voiture. On en profite pour observer le paysage parisien, même si on aurait aimé le voir sous d'autres conditions. On discute un peu, mais les sujets sont tellement creux, que ça crève les yeux qu'on parle juste pour éviter d'imaginer le pire.



Gustav : Bon sang, dire que ça fait même pas un mois qu'on la connaît et on flippe comme si s'était un membre de notre famille qu'on allait voir!
Georg : C'est vrai...Elle à pris une place importante pour chacun de nous en si peu de temps, c'est impressionnant. Elle à même transformé notre animal en petit chaton tout câlin...
Tom : D'un autre côté vu qu'elle est dans ma chambre, j'vais pas ramener une fille et coucher avec à côté d'elle...



J'ai comme l'impression qu'ils croient ce que je viens de dire comme un athée croit en Dieu. Ils ont au moins la délicatesse de rien répondre, estimant sûrement qu'ils ont eu la dose de « Tom sous pression ».
On arrive enfin à ce foutu hôpital où j'aurais aimé ne jamais mettre les pieds. Je suis sure que les trois autres partagent cet avis aussi. On entre par l'entrée à l'arrière, où Stefan nous y attendra. On avance jusqu'à l'accueil, ou on prie très fort pour que la réceptionniste parle l'anglais.



Tom : Hm, Euh, bonjour. Vous parlez anglais?
Réceptionniste : Bonjour! Bien sûr, que puis-je pour vous?
Tom : Nous voudrions rendre visite à Melle Geneste.
Réceptionniste : Vous êtes de la famille?
Tom : Non, des amis seulement.
Réceptionniste : C'est au 4ème étage, chambre 83. Bonne journée!
Tom : Merci, vous également.



On se dirige rapidement vers les ascenseurs et on maudit les portes qui sont d'une lenteur incroyable pour se fermer. Le stress monte en moi comme l'ascenseur monte jusqu'au 4ème . Quand les portes s'ouvrent enfin, on se précipite presque dehors, et on reste interdits devant le panneau au dessus du petit accueil du service : « Neurologie/ Neurology »
On se regarde, puis on avance dans la direction que le panneau de numérotation des chambres nous indique. On passe les portes, puis on arrive enfin devant la 83.



Bill : Tu devrais passer devant Tom.


Je déglutis et hoche la tête, avant de frapper deux coups secs sur la porte, de respirer un grand coup et d'ouvrir la porte. Je manque de pousser un « ouf! » de soulagement quand je reconnais le dos de Lola assise à côté du lit. J'ai presque envie de rire de ma peur, bien sûr qu'elle n'était pas malade!



Lola : Entrez, il n'y a pas de... Tom? Qu'Est-ce que vous faites là?!


Elle s'était retournée et levée d'un coup, alors qu'on avançait dans la pièce. A la vue de la personne alitée je me fige d'horreur. Un élan de bile remonte le long de mon tube digestif, et je m'agrippe à la main de Bill pour ne pas m'écrouler.
Le même visage fin et délicat, avec une peau claire et veloutée; la même bouche légèrement pulpeuse, les mêmes cheveux bruns longs et bouclés; la même silhouette bien proportionnée, si ce n'est qu'elle était un peu plus mince. Je suis sure que si elle ouvrait les yeux, ils auraient le même gris profond tirant par moments au bleu ou au vert pale.
Si Lola n'avait pas été débout à côté, j'aurais cru que s'était elle. Mais aux vues de la douleur que me faisaient les ongles de Bill dans ma propre chair, je savais que je ne rêvais pas, et que j'étais devant le lit de sa s½ur jumelle.


EDIT :

MERCI MILLE, Non, 1483 FOIS POUR VOS COMMENTAIRES! 70 sur le chapitre précédent mein gott! J'en pleurais de joie!

J'espère que le chapitre vous plais, et je vous précise (parce que j'avais oublié de le faire) que Lurdes se pronnonce "Lourde" [où alors vous ête portugaise et vous le pronnoncez à la portugaise].
Lola reconnait Tom quand il est dans la salle alors qu'il n'a pas parlé, ce n'est pas une erreur. Pour les plus sceptiques, je rappelle que les aveugles compensent avec tous les autres sens, donc là on peut penser qu'elle à notamment reconnu le parfum, sa démarche, et soyons fous, disons que leur attachement réciproque font qu'ils ressentent plus où moins la présence de l'autre (vous savez, ils s'attirent XD). Bref, voilà...
Je fais (enfin) ma rentrée Jeudi, donc je vais essayer de publier toujours aussi rapidement, mais hélas je ne peux le garantir!
Bisous à vous toutes! (tous?)

# Enviado el domingo 04 de octubre de 2009 05:38

[ 49 ] +review promo TH 15.10.09

Merci à vous, petites connes égoïstes, d'avoir pensé qu'à votre gueule pour avoir plusieurs autographes des mecs.
Merci à vous aussi, d'avoir effrayé Bill comme vous l'avez fait en lui sautant dessus au sens propre (je n'ose pas imaginer si il n'y avait pas eu de gardes du corps...). Son visage completement terrifié, je ne pourrais jamais l'oublier. A sa place je serais partie en hurlant... lui à eu lma force de continuer de signer avant de déguerpir dans l'hôtel.
Mais vous savez, petites bouffonnes, si vous passez ici et que vous lisez ses lignes... Moi je vous emmerde haut et fort, parce que moi j'ai des places pour le 28, et moi, mon école me permet d'avoir des passe-droits pour tout ce qui est concerts et trucs du genre. Alors tu vois petite conne, tu fais ta VIP; mais moi sans bouger de mon trottoir je le suis 1000 fois plus que toi qui a touché Bill en l'agressant presque.




[ KAPITEL ]


Je quitte les garçons après m'être excusée de mon départ et un dernier "regard" pour Tom. Je crois qu'il m'en veut de ne pas lui dire ce que je fais, mais qu'il ne veut pas le dire car on ne se connaît pas depuis assez longtemps pour cela. J'entre dans la voiture et soupire alors que Stefan met le contact.



Stefan : Pourquoi soupirez-vous ainsi?
Lola : Parce que ma vie s'évertue à se compliquer d'instants en instants. Et puis, on peut pas dire que ces derniers jours aient été très gais pour moi... J'espère avoir retrouvé la paix ce soir...
Stefan : Si je peux me permettre...
Lola : Allez-y, Lurdes s'est déjà permis aussi...!
Stefan : Eh bien, je pense que vous protégez un secret vis-à-vis de vos amis qu'ils seraient à même de partager et de comprendre. Ils ne vous rejetterons pas pour autant.
Lola : Je ne sais pas... La leur présenter, je ne peux pas. C'est trop... dur. J'ai tellement peur de les affoler avec tout ça... Plus tard... Je leur en parlerais plus tard.


Je passe 45 minutes avec les associés de mon père, qui me demandent quelques avis sur les directives à donner, les partenariat que j'accepte et ceux que je refuse, valider les idées de campagnes... D'habitude ça m'intéresse assez, mais là, j'ai vraiment pas là tête à ça. Stefan m'emmène ensuite directement à l'hôpital. A force tout le monde me connaît et m'y salue. J'arrive rapidement à la chambre 83 du 4ème étage. Ouais, 483 ça m'a fait sourire quand j'ai su que leur album avait le même numéro de chambre que ma soeur.
Je frappe doucement, même si je sais que ça ne sert pas à grand chose. Elle ne m'entends sûrement plus depuis longtemps. J'entre tout aussi doucement et me dirige droit sur la chaise près du lit. Aveugle ou non, j'ai répétés ces gestes tellement de fois que je connais chaque recoin de la salle par coeur.
Avant de m'asseoir je dépose doucement un baiser sur le front tiède de ma soeur.



Lola : Salut! Je suis désolée, je ne suis pas venue beaucoup ces derniers temps, mais j'ai une vraie excuse! Tu te souviens, je t'avais dit que j'avais gagné le concours pour rencontrer Tokio Hotel? Bien sûr, tu ne peux que t'en souvenir, je t'ai bassiné avec pendant au moins 3 heures... Bref; j'ai gagné, et j'aurais dû rentrer au bout d'un week-end. Sauf que, le destin à joué en ma faveur -d'ailleurs si tu y es pour quelque chose, merci- et je me suis retrouvée à remplacer leur traductrice. La pauvre s'est déboîtée la clavicule je crois... Et du coup, je parcours le monde avec eux. C'est chouette hein? En plus, ils sont adorables, tu les adoreraient. Bill est trop marrant, un vrai gosse et pourtant, il est de très bon conseil. Georg à des cheveux tout doux, pis il a des blagues à deux balles tellement nulles que tu ne peux que rire. Gustav aussi. En fait, ils sont tous trop poilants. En plus ils sont tous tellement attentionnés avec moi, tu verrais!
Puis il y à Tom aussi. Mais avec Tom c'est, comment dire... Bizarre et compliqué je dirais. Je crois que je l'aime. Enfin sinon ça veut dire que je suis une méga groupie de lui, à tout le temps penser à lui et... nan le pire, c'est quand je pense à ses lèvres. Il m'a embrassé tu sais? Pas le méga roulage de patin avec plein de bave hein? Non, c'était tellement doux, j'ai cru que je l'avais rêvé. Mais ne t'inquiètes pas, il ne te remplace pas dans mon coeur. A un moment j'ai eu un peu peur, j'avais l'impression qu'il n'y avait plus que lui dans mes pensées... Je m'en suis voulue tu sais? Parce que je t'ai toujours dit que je penserais toujours à toi avant tout...
Puis Cathialine, elle leur à tout balancé, pour moi, pour nous. J'étais planquée dans la salle de bain. Quelques jours avant, elle m'avait balancé en pleine tête que si j'étais encore en vie s'était uniquement grâce à elle et ses petits soins pour moi, et que sans elle à l'heure actuelle je ne serais plus qu'une coupure presse annonçant que la dernière héritière de l'empire Geneste était morte et qui je n'étais pas mieux que toi qui est allongée dans ce lit. J'ai pas supporté et je me suis réfugiée dans les bras de Tom. Tu sais, je m'y sens vraiment bien, dans ses bras... Mais il est devenu fou furieux quand Cath' leur à tout dit. J'ai eu peur que se soit un peu contre moi, mais en fait non. Ils sont tous venus me rejoindre ce matin. Enfin, pas Cath'... Je sais, je te vois déjà me dire que tu ne l'as jamais aimé, mais tu veux que je fasse quoi? Je ne peux pas vivre toute seule, et toi comme moi on le sait... Et les garçons ne seront pas toujours là. Et ne pense même pas à me dire qu'il existe une solution, parce que c'est hors de question! Pourtant, j'aimerais vraiment beaucoup pouvoir voir les garçons... Je suis sure qu'ils sont beaux. En tout cas moi je les vois tellement beaux, tellement lumineux... Même si parfois ils brillent un peu moins parce qu'ils ont une baisse de régime...



Je me fais surprendre dans mon monologue par quelques coups frappés à la porte. Pourtant, je ne crois pas qu'elle ai passé des examens dernièrement, ou qu'elle doive en passer aujourd'hui. La porte s'ouvre, et je ne remarque pas tout de suite que les pas que j'entends me sont bien trop familiers pour être ceux d'un personnel médical.



Lola : ... Tom? Qu'Est-ce que vous faites là?!


Je bondis de ma chaise pour leur faire face. Pourquoi ils sont là? Et comment ils sont arrivés ici? Aucun d'eux ne parle, et je sens la tension dans l'air. Ce doit être un mauvais rêve.
Le malaise plane dans la salle, et je ne sais pas encore si j'ai envie de parler, de m'effondrer ou de partir en hurlant...
Je me décide pourtant à réagir, et lâche une longue expiration avant de prendre la parole.



Lola : Je vous présente Lysie Mélody Geneste, ma soeur.
Tom : C'est ta... jumelle?
Lola : Oui. Elle est belle hein? Il paraît qu'on se ressemble. En tout cas on se ressemblait étant petites.
Georg : Ça n'a pas changé.
Tom : Alors s'était ça ton secret? Ce que tu ne voulais pas nous dire?
Lola : Oui... Elle est dans le coma depuis 8 ans, et hospitalisée depuis 14 ans. En fait, elle n'est pas morte sur le coup le jour de l'accident de voiture, mais elle n'a jamais vu le monde autrement que par sa fenêtre... Elle a été plus touchée que moi lors de l'accident. Je suis sure qu'elle vous aurait adoré.




J'entends Tom soupirer et s'approcher doucement de moi.



Tom : Elle peut nous entendre?
Lola : Ils ne savent pas trop. Mais je crois qu'elle serait contente que vous lui fassiez un petit coucou... Je lui ai tellement parlé de vous...



Je les entend nous rejoindre, doucement, et chacun leur tour ils la saluent et se présentent. Pourtant je sens que Tom ne se détend pas d'un poil. D'un autre côté c'est assez normal. Je décide de couper court au glauque de la situation et propose aux garçons de rentrer. Le trajet du retour se fait dans le silence le plus total. Je ne sais vraiment pas ce qu'en pensent les garçons, je ne sais même pas si après ça ils continueront à être aussi amicaux avec moi. Ça m'angoisse, mais je n'arrive pas à parler. Bon sang qu'est ce que c'est tuant de ne pas pouvoir observer leurs réactions! Je crois que les jumeaux sont en phase, je sens qu'ils se parlent... Truc de jumeau que beaucoup ne peuvent comprendre.
On monte en silence jusqu'à mon appartement qui sent bon la nourriture. Lurdes doit profiter de l'appétit des garçons pour se lâcher sur les fourneaux. Les garçons s'installent tranquillement sur les canapés alors que je reste plantée debout à côté.



Lola : Vous... Avez prévu quelque chose pour cet après-midi?
Gustav : Nous sommes partant pour toute proposition
Lola : Vous m'en voulez pas?
Bill : Pourquoi on t'en voudrais? Je crois que si Tom se retrouvais dans un lit d'hôpital dans le coma, en parler à mes idoles serait la dernière des choses dont j'aurais envie! C'est vrai qu'on ne s'y attendait vraiment pas du tout; mais je ne vois pas pourquoi je t'en voudrais, et je pense que les garçons pensent pareil.



Je fais un effort surhumain pour ne pas m'effondrer en larmes devant eux, je sais qu'ils ne savent pas quoi faire dans ces cas là. Je prétexte un besoin urgent d'aller aux toilettes et me confine dans ceux-ci pour pleurer en silence.
Quand je ressors les garçons sont tous plus où moins comateux sur les divans, alors je me glisse tout doucement sur la pallier et descend dans ma salle de musique. L'odeur des jumeaux y flotte, et je les imaginent très bien assis sur le banc du piano à faire une session acoustique. Je m'y assoit à mon tour et fait quelques gammes avant de pianoter rapidement une mélodie au hasard. Je change de tempo et joue "Petite Marie" tout en fredonnant les paroles. Quelqu'un entre dans la pièce, je suis presque sûre que c'est Tom. J'en ai la confirmation quand il se poste dans mon dos. Quand la dernière note résonne, je me décale pour qu'il s'installe à côté de moi.



Tom : C'est beau. C'est quoi?
Lola : A la base, c'est Petite Marie de Francis Cabrel, un chanteur français. Mais ma mère nous la chantait toujours avec nos prénoms à ma soeur et moi. Alors tu viens d'entendre Petite Lysie.
Tom : Et ça raconte quoi?
Lola : L'histoire d'un musicien guitariste qui est amoureux de Marie, et qui lui dit que même les étoiles parlent de leur amour.
Tom : Tu crois que tu pourrais me la rechanter en allemand?
Lola : Hm.... Je veux bien essayer, mais ça risque de ne pas faire aussi joli qu'en français, vu que les inflexions sont pas les mêmes.
Tom : Les quoi?
Lola : Inflexions! En gros, en allemand et en français, on accentue pas du tout les mêmes syllabes! Donc ça risque d'être moins mélodieux qu'en français.
Tom : Pas grave, au moins je comprendrais!



Je rigole doucement et reprend la mélodie. L'avantage de parler couramment l'allemand, c'est qu'au moins la traduction me vient tout seule. Quand les derniers accords résonnent à nouveau, je me tourne vers Tom.



Tom : J'aime bien.
Lola : Merci.
Tom : ça se fait en guitare?
Lola : A la base, c'est à la guitare. La partition doit traîner près des guitares là-bas. Mais vu que je suis meilleure au piano, ben je la fait avec...
Tom : Normal. Et tu sais jouer que des chansons tristes? Parce qu'à chaque fois tu nous fait des mélodies tristes!
Lola : Bien sur que non! Attend tu vas voir, tu vas rire!



Je pose mes mains d'un coup sur les touches, le faisant tressaillir, et entame un air qu'il à dû jouer des milliards de fois; pour cause, c'est Schrei.
Il rigole en m'entendant chanter, et se joint à moi pour les refrains.
Quand la chanson est finie, je repose mes mains sur mes jambes, tout en souriant encore. Tom à côté de moi rigole toujours. Puis le calme revient, et il se met à appuyer sur les touches du piano, ne formant pas vraiment une mélodie, mais se débrouillant pour que le tout soit harmonieux. Je l'entends légèrement soupirer, avant qu'il ne se décide à prendre la parole.


Tom : Tu avais peur de quoi?

Je me tourne vers lui, un peu étonnée. Je ne sais pas quoi répondre.


Lola : Je ne sais pas... C'est compliqué tu sais. En plus, je n'avais pas envie que vous me rejettiez à cause de ça.
Tom : Parce que tu crois qu'on aurait pu t'en vouloir pour ça?! C'est pas de ta faute!
Lola : Je sais bien, mais c'est tellement bizarre... Vous êtes les seuls à le savoir. Pour tout le monde, ma soeur est morte le jour où elle est tombé dans le coma. Enfin bien sûr, ave mon entourge proche.
Tom : Eh bien, c'est n honneur de partager ce secret! Tant qu'on y est, tu n'en a pas d'autres?


Je rigole doucement avant de lui répondre.


Lola : Bof, non... Juste que je suis mariée avec 4 enfants...
Tom, Oh, si ce n'est que ça...


On éclate de rire puis, quand on arrive enfin à se calmer, on remonte dans l'appartement où les garçons nous attendent pour manger. Ensuite, nous décidons qu'un petite sieste s'impose puisque nous manquons tous cruellement de sommeil.



EDIT :

Que dire? Merci de me suivre encore... Encore une année qui s'achève. Je prends toujours autant de plaisir à faire cette fiction, même si le temps me manque un peu (et je vous jure que ça me manque de plus écrire autant)
J'attends vos avis avec impatience (oui c'est mon ami Impatience XD) et je vous souhaites à tous et à toutes qui lisez ces lignes de très joyeuses fêtes de fin d'année ^^

[ 49 ] +review promo TH 15.10.09

# Enviado el viernes 16 de octubre de 2009 10:10

Modificado el martes 22 de diciembre de 2009 13:16