Le réveil sonne, et une bouffée de chaleur m'envahit quand je me rends compte que je me suis complètement lovée dans les bras de Tom. Il retire un de ses bras pour arrêter rapidement la sonnerie avant de replacer son bras dans mes cheveux pour jouer avec. Les souvenirs de la soirée me reviennent par moments, flous, et il me faut un petit moment pour que mon cerveau analyse la situation.
J'ai embrassé Tom Kaulitz.
Je lâche un petit hoquet de surprise qui fit sursauter Tom.
Tom : Ça va Lola?
Lola : Euh... Oui. Enfin je crois.
Tom : Qu'est-ce qu'il y a ?
Lola : Tu m'as... Embrassé?
Je sens ses muscles se raidir et sa main se fige dans mes cheveux. Je perçois même ses battements de c½ur devenus irréguliers dans sa poitrine.
Tom : Je crois que c'est en effet ce qu'il s'est produit hier soir...
Lola : Oh!
Tom : Tu ne t'en souviens pas?
Lola : À vrai dire, c'est assez flou. Je me rappelle de t'avoir demandé de me faire oublier Cathialine, puis quand tu m'as dit de dormir... Mais entre, je crois que mon cerveau à cessé de fonctionner de manière rationnelle.
Il resserre ses bras autour de moi et je le sens sourire quand il dépose un baiser sur mon front.
Tom : Alors tu ne me frapperas pas parce que tu es furieuse?
Lola : Je suis furieuse?
Tom : Je ne crois pas.
Lola : En plus, si je t'abîme David me tue, au sens propre comme au figuré. Mais pourquoi m'embrasser?
J'entends son c½ur avoir un raté. Question piège?
Tom : Tu voulais que je te fasse oublier. Je crois que ça à plutôt bien marché puisque tu t'en souviens à peine. Je pensais au fait que la plupart du temps quand on embrasse quelqu'un on ne pense plus à rien. Alors j'ai prié très fort pour que tu ne m'assassines pas après et j'aie tenté.
Lola : Oh...
Tom : Quoi?
Lola : Non, rien.
Je soupire. Tout ça me contrarie, mais je ne sais pas pourquoi (ce qui en est d'autant plus énervant). Maintenant les souvenirs d'hier soir me reviennent plus clairement. Je me rappelle très bien de sa main soulevant mon menton, son souffle me caressant la peau, et ses lèvres sur les miennes. Puis sa langue caressant mes lèvres, le contact de son piercing froid qui contrastait avec ses lèvres chaudes, sa main posée sur le creux de mes reins m'attirant fermement vers lui.
J'étouffe de nouveau un hoquet et me redresse rapidement pour qu'il ne me voit pas rougir. Sauf que j'oublie que ses bras son enroulés autour de moi et il a vite fait de me ramener sur son torse nu, qui ne m'aide absolument pas à perdre mes teintes de tomate trop mure. J'essaye d'enfouir mon visage dans le drap mais il m'intercepte avant et me force à tourner la tête. Ses yeux me fixent, et j'ai l'impression qu'il est partagé entre la surprise et l'amusement.
Tom : Tu vas me dire ce qu'il y a à la fin?
Lola : Je peux pas...
Tom : Pourquoi?
Lola : C'est trop gênant!
Tom : Dit toujours, promis, je ne me moquerais pas!
Lola : C'est que... Je me suis souvenue de ce qui s'est passé hier soir...
Tom : Oh, et tu m'en veux du coup?
Lola : Non, non! Au contraire... J'ai apprécié.
Tom : Et ça te gênes ?
Lola : C'est embarrassant. Tu as fait ça pour me faire oublier et moi je t'avoue que j'aime que tu m'embrasses. C'est un terrible malentendu.
Il éclate de rire avant de replacer une mèche derrière mon oreille.
Tom : Je suis flatté que tu aies apprécié. Mais si je peux me permettre, tu es bien trop naïve à mon propos.
Il passe doucement sa main sur ma joue, me forçant à le regarder. Il avait retrouvé son sérieux qui me fit froncer les sourcils. Il passa sa main sur ma nuque, déclanchant au passage mes frissons avant de m'attraper pour me remonter sur son torse.
Sa main revint sur ma joue, avant de s'égarer sur mes lèvres. Ciel que s'est agréable. Il posa doucement son front contre le miens et cala ma mâchoire entre ses mains. Il effleura du bout des lèvres mon nez, mon menton avant de déposer un bref baiser sur mes lèvres. Puis il recula légèrement, semblant attendre que je réagisse. Sauf que j'étais bien trop choquée pour aligner quoi que se soit.
J'ai encore embrassé Tom Kaulitz.
Je n'est donc que deux options : Soit je rêve, soit je délire.
Avant d'avoir pu vérifier l'une ou l'autre option, j'entends Tom soupirer et relâcher son emprise et déposer un bref baiser sur mon front avant de me faire basculer à coté de lui.
Avant même que lui ou moi n'ayons pu parler, on frappe à la porte.
Je ne me réjouis pas longtemps quand j'entends la voix de Cathialine répondant à Tom. J'en profite pour me lever d'un bond et partir dans la salle de bain. Après quelques recherches je trouve le robinet et saute presque au sens littéral sous la douche. Là au moins on ne risque pas de voir mes larmes. Je ne me rends compte que j'ai gardé mon pyjama que lorsque je sens une main passer sur mes hanches.
Tom : Putain Lola qu'est-ce que tu fiches?
Lola : Rien, laisse moi.
Tom : Quoi?
Lola : Y'a rien, je prend juste ma douche.
Tom : Toute habillée et en larmes?
Lola : Je pleure pas.
Tom : Si.
Lola : Non.
Tom : Si tu pleures, tu te rends même pas compte que tu sanglotais tellement fort que j'ai cru que tu étais blessée
Lola : Laisse moi, ça ne te regarde pas!
Tom : Oh que si ça me regarde! Ne vient pas me chercher parce que tu vas mal pour m'envoyer sur les roses après! Je refuse de te laisser dans cet état! Et si ça ne te plais pas que je te colle comme un pot de colle c'est exactement la même chose!
Ses mains attrapent ma taille beaucoup plus fermement et m'attirent contre lui. Mes larmes viennent se mêler aux gouttes d'eau qui ruissèlent sur son torse. Très vite il se retrouve à devoir me supporter pour pas que je m'écroule tellement mes sanglots me font trembler. Il finit presque par me porter pour que je puisse poser ma tête sur son épaule, ses mains me frictionnent le dos doucement. Je crois qu'il me murmure aussi quelques paroles, mais je suis bien trop bruyante pour les entendre.
Il finit par attraper le gel douche et nous enduit de produit; marmonnant juste que 5 heures de retard ne passeraient pas pour David. Je me ressaisit juste au moment où il hésitait à retirer mes vêtements pour me rincer. Il sembla apprécier la chose, et se retourna simplement pour me laisser un soupçon d'intimité. Le rinçage passé, il me traîne presque devant le lavabo et m'enroule dans une immense serviette.
Tom : Retires tes fringues et sèche toi pendant que je vais chercher tes vêtements.
Lola : Tu ne restes pas?
Je l'entends rire puis soupirer légèrement quand il repousse mes cheveux sur la serviette.
Tom : Je ne suis qu'un homme Loréana, ne m'en demande pas trop. Je reviens quand tu auras retiré tes fringues pour te passer les autres.
J'attends qu'il ait fermé la porte pour me dépêcher d'enlever ma serviette et retirer mes vêtements. Je ne tiens vraiment pas à rester sans lui longtemps. J'ai presque fini de me sécher quand je l'entends derrière la porte. Il vérifie sûrement que je ne suis pas en pleine crise de larme. Deux minutes plus tard il était de nouveau là et me tendait mes vêtements.
Lola : Hum...
Tom : Quoi?
Lola : On va avoir un problème. Tu ne veux pas me voir dénudée, sauf que toute seule je vais mettre trois plombes à enfiler cette tenue. D'ailleurs au passage je pense qu'elle l'a choisi exprès mais passons... Donc on va finir en retard.
Tom : Eh bien je t'aiderais. Mais enfile tes sous-vêtements toute seule par contre!
Cette fois c'est moi qui ris. La tenue enfilée, Tom fait venir son frère pour qu'il finisse de me préparer pendant que lui-même s'habille. Bill semble ravi d'avoir une tête à coiffer consentante bien qu'il ne manque pas de remarquer mes yeux explosés par les larmes.
Bill : Ben, Lola, il t'es arrivé quoi?
Lola : Petite crise de larmes, mais t'inquiètes rien de grave. Je compte sur toi pour tout camoufler!
Bill : T'en fais pas pour ça!
C'est très délicat de sa part de ne pas insister , même si je le sens interroger son frère du regard à plusieurs reprises. Il finit même par murmurer un « non ! » en se retournant vers son frère, puis vers moi. Il se dépêche de finir mon maquillage puis prétexte un truc à faire pour partir dans la chambre de Georg avant nous.
Tom m'attrape la main et m'attire vers lui, enroulant son bras autour de ma taille. Je crois qu'il état très sérieux en se comparant à un pot de colle.
Quand on arrive dans la chambre, les garçons ont l'air plutôt graves et pas vraiment étonnés de nous voir ainsi. Gustav tente un « ça va? » où Tom répond par un vague grognement, avant de me faire asseoir sur un canapé. Il rentre alors en grande discussion avec les garçons, tellement vite et tellement doucement que si je ne me concentre pas, je ne comprends qu'un mot sur trois. Visiblement tous les 4 sont d'accord pour dire que Cathialine à un souci. Mais encore là, ils sont loin de la vérité. Ils me regardent tous régulièrement du coin de l'½il pour vérifier que tout va bien, et Tom resserre régulièrement son bras qu'il a laissé autour de ma taille. Les garçons ne manquent pas de le remarquer et très vite ils se mettent à chambrer Tom, qui leur répond par quelques jurons de sa création.
David débarque, flanqué de Benjamin, Cathialine et quelques gardes du corps. Par chance David et Benjamin ne nous laissent pas le temps d'en placer une et nous font avancer jusqu'à la sortie de derrière pour partir à l'aéroport. Tom refuse de me lâcher, et devant son air grave et l'appui des autres garçons, David cède. Il me semble que Saki marmonne des trucs du genre « amoureux et complètement fou » mais lui non plus ne semble pas souhaiter déclencher la colère des garçons. Par chance, aucune fan n'a été prévenue de quel quai d'embarquement nous partions et nous fûmes tranquilles pour embarquer. Puisqu'ils s'étaient visiblement tous passé le mot, ils se sont arrangés pour que Cathialine se retrouve le plus loin de moi possible et Tom ne pouvait être plus près de moi, sachant qu'il avait relevé l'accoudoir pour enrouler ses bras autour de moi.
La chaleur ibérique était aussi étouffante que celle d'Italie. Cette fois-ci Saki dû intervenir avant que Tom ne sorte, son bras enroulé autour de ma taille. « Je ne suis pas sûr que les fans comprennent » avait-il dit.
Puisque notre planning était plus chargé que celui d'un ministre et que Benjamin craignait que 24 petites heures soient insuffisantes, on ne passa pas par l'hôtel et filâmes directement au studio pour enregistrer l'émission.
Le travail de traduction en coulisses était différent d'une conférence, mais je prenais un malin plaisir à commenter les propos des garçons, qui avaient visiblement du mal à garder leur sérieux, que le présentateur interprétais comme de l'enthousiasme. L'enregistrement fut interrompu à plusieurs reprises par quelques fans un peu trop hystériques et c'est seulement vers midi que les garçons quittèrent le plateau pour les coulisses, pour un meet and great. Je me retrouvais donc à traduire les paroles hystériques d'une 10aines de fans folles de joies. Cathialine était installée sur une chaise au fond de la pièce et semblait en grande discussion avec l'une des filles. Elle aussi semblait de meilleure humeur, sûrement parce que je ne lui demandait plus rien. Cette constatation me fit rire jaune et je sentis le regard de Tom se poser sur moi, suivit de ceux de Bill, Georg et Gustav.
A 13 heures nous quittions enfin le studio pour faire un bref saut par le restaurant de l'hôtel, Tom toujours sur mes talons à prévenir le moindre de mes désirs. A 13h30 nous étions à nouveau partis en direction du festival pour les répétitions ainsi que pour donner une série d'interviews. C'est ainsi que la soirée arriva sans même qu'on est vu l'après midi.
Tom m'avait traîné dans les coulisses pour que je puisse assister à leur représentation, encore en anglais. Cathialine était négligemment postée à quelques pas de moi, mais ne me prêtait aucune attention.
La représentation finie, les garçons ne s'attardèrent pas plus et on fila à l'hôtel. J'abandonnais les garçons à leurs autographes et me mit en quête de David qui les attendaient de l'autre coté des portes de l'entrée.
Lola : David? Je peux vous parler?
David : Si tu me tutoies, je veux bien. Si ça ne te dérange pas non plus, allons nous asseoir, je n'en peux plus.EDIT :
Tout beau, tout chaud! 2cris dans le courant d'air de ma caravane elle même à l'ombre des arbres qui empêchaient à peine le caniard de nous achever... XD
Ca vous plais? Oui? NOn?
Bon, par contre, ça me fend l'âme de vous annoncer que... la fin est proche T_T
D'ici une 10aine de chapitres, Lola tirera sa révérence... TT_TT
Sinon vous allez bien? Et vos vacances? Et vos examens?
J'AI MON BAC!!
Mais ne me demandez pas si je vais bien =.=
Bisous, je vous aime fort les filles (et hypothétiques mecs)
P.S : HUMANOÏD!!