[ 44 ]

David aura notre mort. Les journalistes auront notre mort. Les fans auront notre mort.
Mais qu'est
ce que j'aime ça. S'était encore une de ces journées ou tout s'enchaine à une vitesse folle. Les 35 heures par semaine, on ne connait pas. Mais je ne changerais ça pour rien au monde.
David à râlé, l
es journalistes ont eu leurs réponses, les fans ont hurlé. Finalement tout le monde repart content.
Sauf moi.
Enfin si... Mais
je ne sais pas. Son regard reste imprimé sur ma rétine. Son silence empli mes oreilles. Je sais qu'il y a un truc qui cloche. j'espère que cette nuit se passera bien, avec Cathialine. S'en est presque angoissant de ne pas pouvoir veiller sur elle par moi-même. Mais je ne peux tout de même pas m'incruster là-bas comme ça...
Deux clopes plus tard, j
e décide qu'une douche s'impose, histoire de me détendre. Sauf que 20 minutes plus tard, j'étais de nouveau assis sur mon lit en proie à mes pensées. Finalement, qu'importe mes raisonnements, il revenait toujours que je devais m'assurer de son bien-être. Cathialine pourra dire ce qu'elle veut, je m'en fouts allègrement.
C'e
st donc sur cette conclusion que je me lève d'un bond, et trottine presque jusqu'à la porte. Tant pis pour le calçon. Si je croise quelqu'un je ferais passer ça sur la célébrité.
Sauf que j'ai à
peine ouvert la porte que je manque de percuter Lola de plein fouet. Elle est là, devant ma porte, et son expression me glace le sang. Bon sang qu'est ce qui s'est passé?



Tom : Lola? Qu'est ce qu'il y a?
Lola : Je peux... passe
r la nuit ici?



Je ne prend même pas la peine de répondre et l'attrape par le bras avant de l'attirer contre moi tout en repoussant la porte du pied. S'il existait bien une question stupide, s'était celle-ci.



Tom : Bien sûr que tu peux rester... Celle-là et toutes les autres si tu veux même.
Lola
: Merci... Mais s'il te plais, pas maintenant les questions...



Je resserre un peu plus mon étreinte autour d'elle, elle à l'air si fragile comme ça. Je finis par soupirer avant de l'entrainer vers le lit pour l'y asseoir. je scrute son regard, pour tenter d'y déceler une quelconque trace de n'importe quoi, de la tristesse, de la peur, du soulagement -j'en sais rien moi- mais je me retrouve face au vide. Ses yeux n'expriment rien, son visage non plus. Pas un indice sur son état, sur quoi faire pour l'aider. Si je n'avais pas peur de lui faire mal, je crois que je lui aurais donné des claques.
Puis soudain,
un hoquet, un seul. Je la fixe, anxieux. Ses yeux s'animent soudain, comme s'ils me cherchaient. J'attrape doucement sa main et la resserre entre mes doigts. Elle tressaille avant de m'attirer vers elle pour se blottir dans mon cou. Je jure qu'à cet instant, la seule chose qui m'empêche d'aller massacrer Cathialine, c'est Loréana. Je suis fou de rage contre Cath'. Je suis certain que c'est de sa faute si Lola est comme ça. Sauf qu'il faut que je me calme si je ne veux pas me mettre à trembler, ou alerter Bill que quelque chose cloche. On verra ça demain. Je me concentre sur son souffle sur ma peau, même si je ne suis pas sur que ce soit la meilleure chose à faire bien que se soit la plus efficace. Je l'entend doucement soupirer.



Lola : Je suis désolée, je te plombes ta nuit. Je commence par débarquer à une heure pas possible, en te demandant de ne rien demander, et c'est à peine si je ne fond pas en larme sur ton lit...
Tom : Ne
t'inquiètes pas pour ça. J'allais passer te voir de toute façon. Je sais que tu ne veux pas en parler, mais si je peux faire quoi que se soit pour toi, tu sais que tu n'as pas à hésiter.
L
ola : Fais moi oublier.



Je la repousse légèrement, pour voir son visage. Elle ne me regarde pas, comme si elle fixait mes bras qui la tennait par les épaules. Je m'attendais pas à une phrase pareille.



Tom : Pardon?


Elle relève enfin la tête, et plonge ses yeux aveugles dans mon regard. A ce moment précis ma glycémie atteignit le zéro absolu, et je fis un énorme effort pour continuer de respirer.



Lola : Fais moi oublier, s'il te plais... Je sais pas trouve quelque chose! Tu trouves toujours ce qu'il faut faire pour me faire oublier...


Je soupire et colle mon front contre le siens. Si seulement je puvais lui dire les mots qu'elle voulait entendre... Mais c'est un peu délicat, je ne sais pas ce qui s'est passé...
Je me perds dans la
contemplation de ses lèvres. Elles ont l'air si douces, si tièdes... Et putain Tom ce n'est pas le moment! Elle attend une réponse là!



Tom : Je ne sais pas quoi te dire pour apaiser ton âme Lola... Et les seules idées qui me traversent l'esprit ne te plairaient surement pas...
Lola : Essaye quand
même.



Mon coeur manque un battement en même temps que ma glycémie se refait la malle. Je m'attendais pas non plus à ça. Je déglutis difficelement avant de la fixer à nouveau. Re-grave erreur. Son regard se fixe au miens comme deux aimants. Je soupire à nouveau.



Tom :Je... Je ne crois pas que...
Lola
: je t'en prie, Tom...
Tom : Bien... J'espèr
e que tu ne m'en voudras pas trop après ça...



Je la regarde une dernière fois, on ne sait jamais que se soit la dernière...
Je viens placer doucem
ent ma main sous son menton et lui redresse légèrement la tête. Combien de fois j'en ai rêvé de ce moment là? Je ne sais même plus. Son souffle vient caresser ma peau par saccades devenues irrégulières. Est-ce qu'elle a compris ce que je m'aprête à faire?
Je franchi les 5 ce
ntimètres qui nous séparent avec toute la retenue que j'arrive encore à garder et colle mes lèvres contre les siennes. Ce contact me fait frémir de la tête au pieds. Il faut que je m'arrête là.
Au lie
ux de ça je commence à l'embrasser plus fermement, déposant un baiser sur sa lèvre inférieur, à passer doucement ma langue sur sa commissure. Putain il faut que je m'arrête. Sauf que si je ne m'abuse, Lola n'est pas du tout en train de me repousser. Grave, très grave erreur. Mes dernières résolutions séffondrent quand elle passe sa main sur mon torse. Je l'attire fermement vers moi et passe ma main dans ses cheveux. Dieu que s'est bon.
Par je ne
sais trop quel miracle, un élcair de lucidité me permet de reprendre le controle de moi même, et je m'écarte un peu, le souffle court. Les joues de Lola sont légèrement rosies, c'est adorable. Et moi je me prépare à me manger la tarte du siècle.


Lola : Merci...
Tom : Euh b
ah... De rien. Il est tard, il faut que tu dormes.




EDIT
Hey tout le monde!
Bon, je pense que le chapitre vous plais (Esiol, me gueule pas dessus pck c'est pas du lemon! XD)
Que dire?
Quel plaisir j'ai à écrire pour vous. Sérieusement, j'étais completement hystérique avant même d'écrire le passage du baiser XD
Et ma pauvre Celine qui était sur msn, qui voulait la suite mais je ne voulais pas lui dire x)

S'il est un peu court, c'est parce que je suis en pleines révisions du bac (eh oui ça commence jeudi T_T). Je stress un peu, je dors pas bien, et en plus le weekend je dois m'occuper de ma maman convalescente ^^'
Sinon mon disque dur n'est réparable que pour 1200¤ , autant dire que je ne suis pas prette de récupérer mes images de TH et mes photos de concert T_T
Et vous?
[ 44 ]

# Posté le jeudi 11 juin 2009 13:45

Modifié le dimanche 14 juin 2009 10:29

Le chapitre 45 arrive dès que possible!

Ce qui est le plus dur, c'est ton visage. Tes traits si particuliers, ton nez trop fin sur ton visage marmoréen, ton sourire... Ça aussi c'est terrible. Il est si merveilleux ton sourire. Si innocent, malgré tout ce que tu as vécu; malgré tout ce que tu as souffert, si sincère... Si beau...
Ton regard aussi. Perçant, profond, exprimant souvent le reflet de ton âme. Et tes cheveux... combien de fois j'aurais aimé enrouler tes cheveux entre mes doigts!
Bien sur, je ne peux pas nier que ton corps me laisse indifférent. Je pourrais rester des heures à te regarder bouger en rythme sur la musique. En 18 ans, je n'arrive toujours pas à trouver des mots pour décrire le balancement de tes hanches, tes claquements de doigts, tes gestes secs et précis qui étaient d'une grâce étonnante. Ton expression lorsque tu pouvais enfin être toi, s'était tellement beau.
Tu m'as fait vibrer des millions de fois. Tout ton être m'a fait vibrer. Ta voix surtout. Inimitable, chaude, puissante, si particulière. Je la reconnaîtrais dans une pièce bondée de monde.

M'en veux tu si je pleure? M'en veux tu si je meurs?
J'aurais voulu ne jamais t'aimer, ça fait si mal maintenant... Dans ma vie, j'ai eu mal, j'ai souffert et j'ai été blessé. Mais rarement les 3 en même temps et aussi fort. J'aurais voulu ne jamais reconnaître cette sensation. Il me faudra combien de temps encore avant de ne plus sentir ce vide en moi? Combien de temps avant de pouvoir penser que la Terre à encore raison de tourner? Combien de temps avant de ne plus avoir envie d'hurler dès que mon esprit n'est plus occupé?
Et combien de temps encore tu viendras accaparer ma conscience dès que mon subconscient fera un lien avec toi?
Pardonne moi...

# Posté le mardi 30 juin 2009 18:52

[ 45 ]

[ 45 ]
Le réveil sonne, et une bouffée de chaleur m'envahit quand je me rends compte que je me suis complètement lovée dans les bras de Tom. Il retire un de ses bras pour arrêter rapidement la sonnerie avant de replacer son bras dans mes cheveux pour jouer avec. Les souvenirs de la soirée me reviennent par moments, flous, et il me faut un petit moment pour que mon cerveau analyse la situation.
J'ai embrassé Tom Kaulitz.
Je lâche un petit hoquet de surprise qui fit sursauter Tom.


Tom : Ça va Lola?
Lola : Euh... Oui. Enfin je crois.
Tom : Qu'est-ce qu'il y a ?
Lola : Tu m'as... Embrassé?



Je sens ses muscles se raidir et sa main se fige dans mes cheveux. Je perçois même ses battements de c½ur devenus irréguliers dans sa poitrine.



Tom : Je crois que c'est en effet ce qu'il s'est produit hier soir...
Lola : Oh!
Tom : Tu ne t'en souviens pas?
Lola : À vrai dire, c'est assez flou. Je me rappelle de t'avoir demandé de me faire oublier Cathialine, puis quand tu m'as dit de dormir... Mais entre, je crois que mon cerveau à cessé de fonctionner de manière rationnelle.



Il resserre ses bras autour de moi et je le sens sourire quand il dépose un baiser sur mon front.



Tom : Alors tu ne me frapperas pas parce que tu es furieuse?
Lola : Je suis furieuse?
Tom : Je ne crois pas.
Lola : En plus, si je t'abîme David me tue, au sens propre comme au figuré. Mais pourquoi m'embrasser?



J'entends son c½ur avoir un raté. Question piège?



Tom : Tu voulais que je te fasse oublier. Je crois que ça à plutôt bien marché puisque tu t'en souviens à peine. Je pensais au fait que la plupart du temps quand on embrasse quelqu'un on ne pense plus à rien. Alors j'ai prié très fort pour que tu ne m'assassines pas après et j'aie tenté.
Lola : Oh...
Tom : Quoi?
Lola : Non, rien.



Je soupire. Tout ça me contrarie, mais je ne sais pas pourquoi (ce qui en est d'autant plus énervant). Maintenant les souvenirs d'hier soir me reviennent plus clairement. Je me rappelle très bien de sa main soulevant mon menton, son souffle me caressant la peau, et ses lèvres sur les miennes. Puis sa langue caressant mes lèvres, le contact de son piercing froid qui contrastait avec ses lèvres chaudes, sa main posée sur le creux de mes reins m'attirant fermement vers lui.
J'étouffe de nouveau un hoquet et me redresse rapidement pour qu'il ne me voit pas rougir. Sauf que j'oublie que ses bras son enroulés autour de moi et il a vite fait de me ramener sur son torse nu, qui ne m'aide absolument pas à perdre mes teintes de tomate trop mure. J'essaye d'enfouir mon visage dans le drap mais il m'intercepte avant et me force à tourner la tête. Ses yeux me fixent, et j'ai l'impression qu'il est partagé entre la surprise et l'amusement.



Tom : Tu vas me dire ce qu'il y a à la fin?
Lola : Je peux pas...
Tom : Pourquoi?
Lola : C'est trop gênant!
Tom : Dit toujours, promis, je ne me moquerais pas!
Lola : C'est que... Je me suis souvenue de ce qui s'est passé hier soir...
Tom : Oh, et tu m'en veux du coup?
Lola : Non, non! Au contraire... J'ai apprécié.
Tom : Et ça te gênes ?
Lola : C'est embarrassant. Tu as fait ça pour me faire oublier et moi je t'avoue que j'aime que tu m'embrasses. C'est un terrible malentendu.



Il éclate de rire avant de replacer une mèche derrière mon oreille.



Tom : Je suis flatté que tu aies apprécié. Mais si je peux me permettre, tu es bien trop naïve à mon propos.


Il passe doucement sa main sur ma joue, me forçant à le regarder. Il avait retrouvé son sérieux qui me fit froncer les sourcils. Il passa sa main sur ma nuque, déclanchant au passage mes frissons avant de m'attraper pour me remonter sur son torse.
Sa main revint sur ma joue, avant de s'égarer sur mes lèvres. Ciel que s'est agréable. Il posa doucement son front contre le miens et cala ma mâchoire entre ses mains. Il effleura du bout des lèvres mon nez, mon menton avant de déposer un bref baiser sur mes lèvres. Puis il recula légèrement, semblant attendre que je réagisse. Sauf que j'étais bien trop choquée pour aligner quoi que se soit.
J'ai encore embrassé Tom Kaulitz.

Je n'est donc que deux options : Soit je rêve, soit je délire.
Avant d'avoir pu vérifier l'une ou l'autre option, j'entends Tom soupirer et relâcher son emprise et déposer un bref baiser sur mon front avant de me faire basculer à coté de lui.
Avant même que lui ou moi n'ayons pu parler, on frappe à la porte.
Je ne me réjouis pas longtemps quand j'entends la voix de Cathialine répondant à Tom. J'en profite pour me lever d'un bond et partir dans la salle de bain. Après quelques recherches je trouve le robinet et saute presque au sens littéral sous la douche. Là au moins on ne risque pas de voir mes larmes. Je ne me rends compte que j'ai gardé mon pyjama que lorsque je sens une main passer sur mes hanches.



Tom : Putain Lola qu'est-ce que tu fiches?
Lola : Rien, laisse moi.
Tom : Quoi?
Lola : Y'a rien, je prend juste ma douche.
Tom : Toute habillée et en larmes?
Lola : Je pleure pas.
Tom : Si.
Lola : Non.
Tom : Si tu pleures, tu te rends même pas compte que tu sanglotais tellement fort que j'ai cru que tu étais blessée
Lola : Laisse moi, ça ne te regarde pas!
Tom : Oh que si ça me regarde! Ne vient pas me chercher parce que tu vas mal pour m'envoyer sur les roses après! Je refuse de te laisser dans cet état! Et si ça ne te plais pas que je te colle comme un pot de colle c'est exactement la même chose!


Ses mains attrapent ma taille beaucoup plus fermement et m'attirent contre lui. Mes larmes viennent se mêler aux gouttes d'eau qui ruissèlent sur son torse. Très vite il se retrouve à devoir me supporter pour pas que je m'écroule tellement mes sanglots me font trembler. Il finit presque par me porter pour que je puisse poser ma tête sur son épaule, ses mains me frictionnent le dos doucement. Je crois qu'il me murmure aussi quelques paroles, mais je suis bien trop bruyante pour les entendre.
Il finit par attraper le gel douche et nous enduit de produit; marmonnant juste que 5 heures de retard ne passeraient pas pour David. Je me ressaisit juste au moment où il hésitait à retirer mes vêtements pour me rincer. Il sembla apprécier la chose, et se retourna simplement pour me laisser un soupçon d'intimité. Le rinçage passé, il me traîne presque devant le lavabo et m'enroule dans une immense serviette.



Tom : Retires tes fringues et sèche toi pendant que je vais chercher tes vêtements.
Lola : Tu ne restes pas?



Je l'entends rire puis soupirer légèrement quand il repousse mes cheveux sur la serviette.



Tom : Je ne suis qu'un homme Loréana, ne m'en demande pas trop. Je reviens quand tu auras retiré tes fringues pour te passer les autres.


J'attends qu'il ait fermé la porte pour me dépêcher d'enlever ma serviette et retirer mes vêtements. Je ne tiens vraiment pas à rester sans lui longtemps. J'ai presque fini de me sécher quand je l'entends derrière la porte. Il vérifie sûrement que je ne suis pas en pleine crise de larme. Deux minutes plus tard il était de nouveau là et me tendait mes vêtements.



Lola : Hum...
Tom : Quoi?
Lola : On va avoir un problème. Tu ne veux pas me voir dénudée, sauf que toute seule je vais mettre trois plombes à enfiler cette tenue. D'ailleurs au passage je pense qu'elle l'a choisi exprès mais passons... Donc on va finir en retard.
Tom : Eh bien je t'aiderais. Mais enfile tes sous-vêtements toute seule par contre!



Cette fois c'est moi qui ris. La tenue enfilée, Tom fait venir son frère pour qu'il finisse de me préparer pendant que lui-même s'habille. Bill semble ravi d'avoir une tête à coiffer consentante bien qu'il ne manque pas de remarquer mes yeux explosés par les larmes.



Bill : Ben, Lola, il t'es arrivé quoi?
Lola : Petite crise de larmes, mais t'inquiètes rien de grave. Je compte sur toi pour tout camoufler!
Bill : T'en fais pas pour ça!



C'est très délicat de sa part de ne pas insister , même si je le sens interroger son frère du regard à plusieurs reprises. Il finit même par murmurer un « non ! » en se retournant vers son frère, puis vers moi. Il se dépêche de finir mon maquillage puis prétexte un truc à faire pour partir dans la chambre de Georg avant nous.
Tom m'attrape la main et m'attire vers lui, enroulant son bras autour de ma taille. Je crois qu'il état très sérieux en se comparant à un pot de colle.
Quand on arrive dans la chambre, les garçons ont l'air plutôt graves et pas vraiment étonnés de nous voir ainsi. Gustav tente un « ça va? » où Tom répond par un vague grognement, avant de me faire asseoir sur un canapé. Il rentre alors en grande discussion avec les garçons, tellement vite et tellement doucement que si je ne me concentre pas, je ne comprends qu'un mot sur trois. Visiblement tous les 4 sont d'accord pour dire que Cathialine à un souci. Mais encore là, ils sont loin de la vérité. Ils me regardent tous régulièrement du coin de l'½il pour vérifier que tout va bien, et Tom resserre régulièrement son bras qu'il a laissé autour de ma taille. Les garçons ne manquent pas de le remarquer et très vite ils se mettent à chambrer Tom, qui leur répond par quelques jurons de sa création.
David débarque, flanqué de Benjamin, Cathialine et quelques gardes du corps. Par chance David et Benjamin ne nous laissent pas le temps d'en placer une et nous font avancer jusqu'à la sortie de derrière pour partir à l'aéroport. Tom refuse de me lâcher, et devant son air grave et l'appui des autres garçons, David cède. Il me semble que Saki marmonne des trucs du genre « amoureux et complètement fou » mais lui non plus ne semble pas souhaiter déclencher la colère des garçons. Par chance, aucune fan n'a été prévenue de quel quai d'embarquement nous partions et nous fûmes tranquilles pour embarquer. Puisqu'ils s'étaient visiblement tous passé le mot, ils se sont arrangés pour que Cathialine se retrouve le plus loin de moi possible et Tom ne pouvait être plus près de moi, sachant qu'il avait relevé l'accoudoir pour enrouler ses bras autour de moi.

La chaleur ibérique était aussi étouffante que celle d'Italie. Cette fois-ci Saki dû intervenir avant que Tom ne sorte, son bras enroulé autour de ma taille. « Je ne suis pas sûr que les fans comprennent » avait-il dit.
Puisque notre planning était plus chargé que celui d'un ministre et que Benjamin craignait que 24 petites heures soient insuffisantes, on ne passa pas par l'hôtel et filâmes directement au studio pour enregistrer l'émission.
Le travail de traduction en coulisses était différent d'une conférence, mais je prenais un malin plaisir à commenter les propos des garçons, qui avaient visiblement du mal à garder leur sérieux, que le présentateur interprétais comme de l'enthousiasme. L'enregistrement fut interrompu à plusieurs reprises par quelques fans un peu trop hystériques et c'est seulement vers midi que les garçons quittèrent le plateau pour les coulisses, pour un meet and great. Je me retrouvais donc à traduire les paroles hystériques d'une 10aines de fans folles de joies. Cathialine était installée sur une chaise au fond de la pièce et semblait en grande discussion avec l'une des filles. Elle aussi semblait de meilleure humeur, sûrement parce que je ne lui demandait plus rien. Cette constatation me fit rire jaune et je sentis le regard de Tom se poser sur moi, suivit de ceux de Bill, Georg et Gustav.
A 13 heures nous quittions enfin le studio pour faire un bref saut par le restaurant de l'hôtel, Tom toujours sur mes talons à prévenir le moindre de mes désirs. A 13h30 nous étions à nouveau partis en direction du festival pour les répétitions ainsi que pour donner une série d'interviews. C'est ainsi que la soirée arriva sans même qu'on est vu l'après midi.
Tom m'avait traîné dans les coulisses pour que je puisse assister à leur représentation, encore en anglais. Cathialine était négligemment postée à quelques pas de moi, mais ne me prêtait aucune attention.
La représentation finie, les garçons ne s'attardèrent pas plus et on fila à l'hôtel. J'abandonnais les garçons à leurs autographes et me mit en quête de David qui les attendaient de l'autre coté des portes de l'entrée.


Lola : David? Je peux vous parler?
David : Si tu me tutoies, je veux bien. Si ça ne te dérange pas non plus, allons nous asseoir, je n'en peux plus.



EDIT :
Tout beau, tout chaud! 2cris dans le courant d'air de ma caravane elle même à l'ombre des arbres qui empêchaient à peine le caniard de nous achever... XD
Ca vous plais? Oui? NOn?
Bon, par contre, ça me fend l'âme de vous annoncer que... la fin est proche T_T
D'ici une 10aine de chapitres, Lola tirera sa révérence... TT_TT
Sinon vous allez bien? Et vos vacances? Et vos examens?
J'AI MON BAC!!
Mais ne me demandez pas si je vais bien =.=
Bisous, je vous aime fort les filles (et hypothétiques mecs)

P.S : HUMANOÏD!!

# Posté le mercredi 29 juillet 2009 05:56

[ 46 ] + Little review passage TH à Paris

[ 46 ] + Little review passage TH à Paris
Nous avons une fois de plus survécu aux fans devant l'hôtel. Dit comme ça, c'est vrai que ça paraît absurde; mais certaines sont vraiment prêtes à tout pour -dans le meilleur des cas- nous toucher. Et puis il faut reconnaître que nos fans ont du coffre...
On se jette tous un petit coup
d'½il, plus par habitude maintenant que parce que l'on craint pour nos vies. Puis, par un réflexe tout nouvellement acquis, je cherche Lola qui devait nous attendre ici. Je ne vois que Cathialine qui nous tourne le dos, en grande conversation téléphonique un peu plus loin.
Je hausse le
s épaules en soupirant et commence à avancer.



Bill : Tu cherches quoi?
Tom : Je suis sûr que tu sais
QUI je cherche. Tu l'as pas vue?
Bill :
Nan, demande aux autres.
Gustav : J
e crois que personne n'a vraiment prêté attention à elle...



Je soupire à nouveau et pars en direction de l'accueil, où le réceptionniste est incapable de m'aider. Je grommelle quelques jurons et me dirige vers l'un des couloirs. Je m'y suis déjà enfoncé de 3 mètres lorsque je prend conscience d'avoir cru voir Loréana dans le bar. Je fais aussitôt demi-tour pour m'engouffrer dans le bar où je la vois assise au comptoir avec David. Je m'approche à grands pas, mais pas assez pour entendre leur conversation à temps.



Lola : Merci beaucoup David!
David : Mais de rien,
avec le fier service que tu nous rend, je te dois bien ça! Tiens, c'est Tom que voilà!
Tom : Lola, je t'a
i cherché partout! Tu veux me faire faire une attaque?!
David : Bon, ben
moi je vous laisse j'ai une montagne de trucs à faire pour... tout organiser. Tom, Loréana...
Lola : Merci
et bon courage!



David s'en va et je m'installe à sa place, à côté de Lola. Elle se tourne légèrement vers moi, s'attendant sûrement à un sermon de ma part.



Tom : Bon, et qu'Est-ce que tu mijotais avec David?
Lo
la : Rien, je lui demandais une faveur.
Tom : Quoi?
Lola : Partir.
Tom
: Pardon?!
Lola : Non mais, juste pa
rtir pour les 3 jours off. J'ai des obligations à régler en France.
Tom
: Oh!
Lola : Et David est parti dema
nder aux garçons si ils voulaient remonter plus tôt, vu que dans 4 jours vous devez être aussi en France.
T
om : Oh! Et pourquoi pas à moi aussi?
Lola : Parce que, et je cite « Je
pense que Tom ne seras pas enclin à te laisser y aller seule, alors autant se débrouiller tout de suite pour éviter une explosion de colère. »
Tom : Et tu dois y faire quoi en France?
Lola : Je dois régler des affa
ires personnelles et aller voir une personne...
Tom : Encore des choses
que je n'ai pas le droit de savoir?
Lola : Peut être que je t'en parler
ais un jour...
Tom : Tu voudras que
je t'y accompagne?
Lola : Non, je do
is m'en occuper seule, c'est déjà assez pénible comme ça... Mais merci de te proposer.



Je secoue légèrement la tête et avale le restant de mon verre. Nous discutons encore un peu et remontons dans la chambre, après être passé par les chambres des garçons pour leur donner rendez-vous dans la suite.
Georg à hâte de retou
rner au Hyatt, Gustav prévoit déjà ses footings et Bill est surexcité à l'idée des boutiques parisiennes. Puisque les valises n'ont pas été défaites, on gagne un temps fou à ne pas les refaire. On commence donc à parler du sujet du moment, à savoir Cathialine.



Gustav : On ne peut quand même pas rester comme ça à la regarder faire la poseuse en profitant du voyage!
Bill : Et tu veux faire
quoi? Parce qu'on va pas la coincer dans un coin et la passer à tabac quand même!
Georg : On pourrait commen
cer par lui parler non?
Tom : Mais
pas avec Lola alors. Déjà parce que je ne crois pas que Lola ait envie d'entendre ça, et en plus parce que je pense que Cath' ne dira rien si elle est là.
Bill : Hm... En effet. T
u en penses quoi Lola?
Lola : Pas gr
and-chose. Faites ce que vous voulez, mais ne comptez pas sur moi. Je serais dans la pièce d'à côté.
Georg
: Dans la salle de bain?
Lola : Ben,
j'ai peur de manquer de place dans l'armoire... Donc oui.



Bill attrape le téléphone de la chambre alors que Loréana se lève doucement et se dirige vers la salle de bain.



Bill : Allô Cath'? On te dérange?... Non? Tant mieux! Tu veux pas venir un peu avec nous? On te voit plus depuis plusieurs jours! ... Elle est avec David je crois... Tu nous retrouves chez Tom?... Ok à toute!

Bill raccroche et nous fait un signe de tête affirmatif. Je me dépêche de me lever et frappe à la porte de la salle d'eau. Lola est assise sur le rebord du lavabo et me sourit doucement. Je referme la porte et la prend dans mes bras. J'ai un peu peur de la laisser seule, je sais qu'elle entendra ce que dira Cath' et que ça sera dur pour elle. Mais d'un autre côté, si je suis absent alors qu'on est dans ma suite, ça ne va pas le faire. Et puis j'ai terriblement envie de lui foutre la pression à la Cathialine!



Lola : Tu sembles encore plus nerveux que moi!
Tom : Je ne tiens pas
tellement à te laisser seule.
Lola
: Tu as peur que je fasses un acte regrettable?
Tom : Non, juste que tu
sois malheureuse. Mais promet moi de ne rien commettre de regrettable!
L
ola : Je ne commettrais aucun acte regrettable durant votre entretient avec Cathialine. Promis, juré. Tu veux que je crache aussi?
Tom: Non, gar
de ta salive pour me faire des bisous pleins de bave et pour chanter!
Lo
la : Sérieux, tu veux vraiment un bisou plein de bave?
Tom : S'était une
image... Désolé, je dois filer.



Je lui plante un bisou juste au bord des lèvres, mais promis ce n'était pas calculé. J'arrive juste à temps avant que Bill n'ouvre. Je m'installe sur le canapé alors que Cath' nous dit bonjour et s'excuse d'avoir pris autant de temps à venir. On entame la discussion tout naturellement en lui demandant ce qu'elle a fait depuis ces trois derniers jours. Elle ne se doute de rien. Nous la fixons tous, attendant qu'elle se rende compte de la dureté de nos regards. Elle semble enfin s'en rendre compte, et devant la colère qui émane de moi, elle à même dû comprendre pourquoi nous l'avions fait venir, si elle ne s'en doutait pas déjà. C'est moi qui ouvre les hostilités, avec un ton sans appel.



Tom : Il se passe quoi avec Lola?
Cath' : Rien.
Bill : Défin
ition de rien?
Cath' : Tout va bien.
Gustav : Tu crois vraiment que l'on peut croire ça?
Cath' : De toute faç
on en quoi ça vous regarde?
Georg :
Au cas où tu n'aurais pas remarqué, nous nous sommes liés d'amitié avec elle. Si il se passe quelque chose entre vous on veut le savoir.
Cath' :
Je ne vois pas pourquoi.
Tom : Peut
être parce qu'on en a marre de la voir pleurer? A moins que se soit parce que je ne supporte pas son air triste dès que tu arrives... Ou mon envie irrépressible de t'en coller une si tu continues à nous mentir...
Bi
ll : Tom, relax.
Tom: Je suis calme.
Tu nous expliques ou on se fâche?
C
ath': J'en ai eu marre c'est tout. On s'est un peu disputées voilà tout. J'aimerais vous y voir vous, 24h sur 24 à son service! En plus j'suis toujours invisible... J'ai plus de vie depuis que je m'occupe d'elle! En fait, j'ai jamais eu de vie! Vous croyez que c'est drôle vous de se retrouver à 6 ans à devoir s'occuper d'une gamine qui vient de devenir aveugle et orpheline?! Ah parce que ça, vous le saviez pas, mais Loréana, elle à pas toujours été aveugle... Son père était à la tête de je ne sais plus quelle marque, s'était le créateur. Il était riche à millions et vivait heureux avec sa petite femme et ses deux filles. Ma mère était leur gouvernante. Sauf qu'un jour, ils étaient en voiture, et il y avait un type un peu fou qui les suivait. Il avait déjà menacé son père par courrier mais il n'en avait jamais parlé à sa famille... Bref ce jour la le gars leur à fait une queue de poisson, son père n'a pu l'éviter. Ils sont tous morts, sauf elle. Le choc à été tellement grand qu'elle en à perdu la vue. Et moi j'ai hérité d'elle, la fille de l'illustre Monsieur Geneste, héritière de l'empire du même nom. Si vous ne me croyez pas, recherchez les journaux de l'époque! Mais ça bien sûr, elle n'en parle plus. Elle ne veut pas que ça se sache. Tu vois Tom, tu voulais savoir, maintenant tu sais!



On regarde tous Cathialine, complètement ahuris par ce qu'on vient d'apprendre. J'en suis tellement étonné que j'en oublie d'être furieux contre Cath' qui pourtant le mérite amplement. Je me ressaisis juste quand je vois la porte de la salle de bain en face de moi s'ouvrir rapidement pour laisser apparaître Loréana littéralement folle de rage. Cathialine tressaillit lorsque la porte claque et se retourne presque en ayant peur.



Lola : Comment as-tu pu oser?


Elle avait à peine chuchoté, mais les mots avaient claqué dans l'air plus fort que si elle les avaient hurlés à pleins poumons. Avant que l'un d'entre nous n'ai pu réagir, Loréana se précipita hors de la chambre. En un bond je suis moi aussi dans le couloir mais je suis obligée de lui courir après pour la rattraper... ou pas. Le temps que j'arrive à l'ascenseur, les portes se referment.



Tom : Lola, attend!
Lola : On se
retrouve à Paris, je vais prendre le premier vol. Ne me cherchez pas.



Les portes fermées, je restais là un instant, dépité. Puis, une vague de rage d'une violence inouïe déferla dans mes veines. Je serais les poings et fit demi-tour vers la chambre.

EDIT :
Votre rentrée se passe bien? Moi je viens juste de reprendre mes vacances jusqu'au 8 octobre x)
Le chapitre vous plais?
Maintenant vous savez enfin le passé de Lola. Je voulais pas faire trop mélo mais j'espère que vous arriverez à saisir toute la souffrance qu'en éprouve et Lola, et Cathialine.

REVIEW DU 02.09.09 [ vous emballez pas non plus XD]
Donc, après avoir comis un acte tout à fait répréhensible (soit faire croire à ma patronne que j'avais atrocement mal au ventre pour causes de règles pour partir); je me retrouve à Paris, sans carte imagine R et sans argent (ben oui j'emmène rien au boulot, j'ai pas de casier)... Merci au passage aux gentilles personnes qui m'ont fait passer (et aux controleurs qui m'ont regardé sans rien dire <3)
BREF, je finis devant l'hôtel (un palace... s'font pas chier ceux là XD) et y retrouve Céline et Nico. Brauny nous rejoint plus tard et on reste devant l'hotel à attendre. Sauf que, arrive un moment où les trois demoiselles que nous sommes en ont marre d'attendre. So, on commence à faire les connes sur le trottoir. Je me planque derrière ma capuche dès qu'une caméra film (ben ouais, si ma patronne me voit, j'suis bonne pour me faire remercier direct).
Et là, Brauny lève là tête et nous fait "mais y'a quelqu'un à la fenêtre depuis tout à l'heure... je crois que c'est Bill."
On lève les yeux et.... on croise son regard qui nous fixe >.<
On reste comme des connes à le regarder discretos, on est les seules à l'avoir vu avec Georg à la fenêtre *lucky lucky*
Puis là, c'est le drame : des filles les voient, elles hurlent, plein de filles hurlent. Ils font un rapide coucou et se barrent de la fenêtre (mais non ils ont pas peur des fans hystériques...) Nous on reste là comme des connes jusqu'à ce que Brauny balance "en fait, il nous regardait depuis super longtemps, mais j'voyais pas bien et j'ai cru c'était une pouffe qui regardait le bordel qu'on fesait..." (Oui Brauny n'avait pas ses lentilles... Pauvre Bill XD)
MORALITE : On s'est juste super affiché pendant tout le temps où il nous regardait (sous l'oeil attentif mais foireux de Brauny) en train de chanter la bamba, ou les parodier... XD
Perso, j'me suis toujours pas remise de ses yeux qui croisent les miens. J'lui offrirais le bon dieu sans concession si il me le demandait avec un tel regard XD

# Posté le lundi 07 septembre 2009 14:57

Modifié le vendredi 11 septembre 2009 18:12

[ 47 ]

Je suis furieuse. Non, en fait c'est pire que ça. Les portes de l'ascenseur se referment et je crie un « putain » qui résonne dans le petit habitacle. J'ai l'impression d'avoir été trahie par une partie de moi-même. J'ai envie de tout taper aussi. J'attrape mon téléphone et pianote rapidement sur les touches avant de coller l'appareil contre mon oreille. Je n'entends pas beaucoup de tonalités avant que David ne décroche.



Lola : David, c'est moi... Non, ça va pas! Je dois partir, maintenant... Non je ne veux pas que quelque un m'accompagne! ... Non, je pars ce soir, par le premier vol possible. Rejoignez moi là-bas si vous voulez. J'ai laissé mes affaires ici... Non, je passerais chez moi c'est pas un souci... Merci... Oui je te préviens quand j'arrive... A demain.


Je finis de traverser le hall d'entrée et envoie chier le portier qui veut me prévenir des fans qui attendent dehors. Je m'apprête à sortir quand je me ravise et me dirige vers l'accueil pour demander de m'emmener jusqu'à un taxi. Une dizaine de minutes plus tard le chauffeur de taxi me faisait entrer dans l'aéroport et m'emmenait à un guichet ou j'obtenais un billet première classe pour Paris. On m'installa dans une pièce . Encore dix minutes supplémentaires et une hôtesse de l'air m'emmène jusqu'à ma place dans l'avion. Par chance le vol n'est pas très chargé, surtout en première classe. Ce n'est qu'une fois que l'avion est bel et bien dans les airs que j'éclate silencieusement en sanglots. Parce qu'après tout, plus que de me mettre en colère, ça me fait mal. Horriblement mal. Les souvenirs affluent et me font un peu plus mal à chaque fois. Tous ces souvenirs que j'avais enfermés dans mon esprits en refusant de m'en rappeler jusqu'à ce que la mort m'emporte.
Deux heures et cinq minutes plus tard, l'avion se posait à Charles de Gaulle et je retrouvais Stefan, mon chauffeur. Étrangement, lui non plus ne semblait pas surpris que je reviennes sans Cathialine et surtout à cause d'elle. Durant les 34 minutes que duraient le trajet jusqu'à la maison -et entre deux crises de larmes- j'appelais David pour l'informer de mon arrivée. Derrière lui j'entends Tom crier contre tout ce qui lui passe devant les yeux et contre David qui ne lui passe pas le téléphone; et Bill qui lui crie dessus pour je ne sais trop quelle raison... Il semble que se soit à propos de Cathialine. J'étouffe un sanglot et remercie secrètement le périphérique parisien d'avoir mis un tunnel juste devant nous avant de raccrocher.
Lorsqu'on arrive à l'appartement, Lurdes, la gouvernante, m'accueille. Je croyais pourtant lui avoir donné des vacances jusqu'à nouvel ordre... Quoi qu'il en soit je lui balance un petit bonjour -après tout elle n'y est pour rien- et je lui dit que je souhaites être seule ce soir. Je traverse ensuite le salon, envoyant valser tout ce qui est sur mon passage et m'engouffre dans le couloir pour terminer dans ma chambre ou je me prends les pieds dans une corbeille de linge... qui apprit donc à voler. N 'ayant pas trouvé de limites à ma rage, ni à mes larmes; je balance à peu près tout le contenu de l'appartement toute la nuit, pour m'endormir à ce qui me semble être le petit jour, sur mon matelas balancé à même le sol.
Je me réveille quelques heures plus tard, les yeux complètement irrités et les mèches collées au visage. J'ai mal un peu partout, mais je suis incapable de me rappeler de mon accès de fureur. J'ai sûrement dû refaire toute la déco de l'appartement. Heureusement que ça ne me prend pas souvent, sinon bonjour les frais... J'ai aussi dû balancer mes vêtements à l'autre bout de la chambre puisque je suis en sous vêtements. Je me blase moi-même pour le coup...Je finis par mettre la main sur une petite robe de chambre en coton, trébuche sur je ne sais quoi mais réussit à ouvrir la porte indemne. Je m'attends à rencontrer -percuter en fait- divers objets en avançant, mais j'ai beau avancer, je ne rencontre rien... J'ai dû épargner le couloir...
Quand j'arrive dans le salon je suis de plus en plus septique, Lurdes à dû passer dans le coin. Soit elle est très consciencieuse, soit elle veut une augmentation!
Sauf que je règlerais cette question plus tard, car j'entends du bruit depuis les canapés. Je me fige, un peu incrédule avant de sentir 4 regards familiers se poser sur moi. Le premier sentiment qui me submerge est le soulagement, avant de me rappeler du carnage que j'ai accompli en une nuit.



Lola : Mais qu'est-ce que vous faites ici? Comment vous êtes rentrés? Ça fait longtemps que vous êtes là?
Bill : Du calme Lola. On est venu s'assurer que tu allais bien, on est rentrés par la porte d'entrée que... Lurdes nous à ouvert et non on vient juste d'arriver. Je suppose que tu as dû être réveillée par Tom.
Lola : Pourquoi Tom?
Georg : Disons qu'il a crié sur à peu près tout ce qui bouge -ou pas du reste- jusqu'à ce que Lurdes nous fasse entrer en lui disant que vu le bruit qu'il avait fait tu devrais débarquer d'ici peu.
Lola : Et dites moi...
Gustav : Oui?
Lola : Vous pouvez me dire dans quel état est la salle?
Gustav : Je dirais bien rangée et propre. Très jolie la déco d'ailleurs.
Lola : Oh! Mais... Et comment vous avez su où j'habitais?
Bill : Disons qu'après que tu aies planté Tom devant l'ascenseur il a littéralement explosé de rage contre Cathialine en lui promettant une mort prochaine si elle ne retrouvait pas où tu partais avant de disparaître de son champ de vision pour les 10 décennies à venir. Les garçons ont fait venir David et pendant que j'essayais de calmer la bête, ils ont réussi à avoir ton chauffeur qui leur à dit que tu venais juste de l'appeler pour qu'il te récupère à l'aéroport. On a réussi à persuader -enfin retenir plutôt- Tom de partir que le matin, parce que les fans t'avaient vu partir et ils savent que tu es notre traductrice... Donc bref, on a tous pris une paire de boule quies et on a laisser mon frangin gueuler comme un putois toute la nuit et on est venus.
Lola : Oh!



Je ne sais pas quoi dire d'autre, j'ai envie de pleurer. Ils sont tellement gentils.



Georg : Et à propos de ce que nous a dit Cathialine... On est désolés. On sait que tu ne veux pas en parler et on le comprend, mais... Si tu as besoin de quoi que se soit, sache qu'on est là.


Je ravale mes larmes et respire un bon coup, mais mon merci est presque inaudible. Je maudit silencieusement mon système lacrymal qui ne semble pas savoir s'arrêter quand je sens deux bras me plaquer contre un torse chaud. Je m'agrippe aussi fort que je peux au T-shirt de Tom alors que ce dernier ressert son étreinte autour de moi. Jamais je n'avais trouvé le contact d'une personne aussi rassurant, apaisant et sécurisant. Alors qu'il fourre son visage dans mes cheveux, je l'entends renifler légèrement. J'essaye de m'écarter pour en définir la cause mais ses bras se contractent presque imperceptiblement et m'empêchent de bouger. C'est qu'il me connaît le petiot.



Tom : Putain j'étais tellement en colère que j'ai même pas eu peur dans l'avion!


On éclate tous de rire à sa remarque. Ce qui à pour conséquence de faire sortir Lurdes de la cuisine, laissant au passage échapper un doux fumet de petit déjeuné préparé avec application. Je laisse les garçons se ruer sur le chariot de petit déjeuner qu'elle ramène et en profite pour lui demander discrètement des explications.



Lurdes : Je sais que vous m'aviez dit de partir Mademoiselle Loréana, mais quand j'ai vu votre état et que j'eu parlé avec Stefan j'ai su que je ne devais pas vous laisser seule. Stefan vous à surveillé jusqu'à ce que vous vous endormiez, puis il m'a appelé, il était 5h30. Je suis venue et nous avons remis de l'ordre... D'ailleurs vous n'y étiez pas allée de main morte, il y aura des objets à racheter...Puis à 9h30 vos amis sont arrivés, le grand aux cheveux bizarre hurlait en allemand alors que son frère essayait de le faire taire, puis le petit à lunettes m'a gentiment expliqué en anglais la situation et m'a demandé si ils pouvaient vous attendre ici. D'ailleurs, vous avez dû le remarquer mais ils sont beaucoup plus impressionnants en vrai qu'en poster...
Lola : Oui... Vous n'auriez pas dû faire tout ça Lurdes, mais merci.
Lurdes : C'est normal. Oh, et si je peux me permettre...
Lola : Oui?
Lurdes : Des amis qui tiennent autant à vous, c'est bien trop rare pour ne pas en profiter... Et puis Tom à l'air de vraiment beaucoup tenir à vous...
Lola Oh non ! Lurdes!
Lurdes : Je n'ai rien dit!



Lurdes en profite pour filer dans la cuisine, du coup je pars m'installer à côté de Bill qui engloutit la nourriture comme si il n'avait pas mangé depuis 2 semaines. Sérieux ce mec à l'apparence d'un petit somalien dénutrit, mais en fait c'est un trou noir à bouffe... Et le frangin n'est pas mieux; mais au moins Lurdes sera aux anges de voir que sa cuisine plais! J'écoute les garçons me citer les insultes crées par Tom depuis hier qui vont du plus vulgaire à « Bande de caniches nains d'petit vieux » ou encore « troufions d'mon cul ». Ils parlent de ça comme si rien ne s'était passé, comme si s'était normal qu'ils déboulent à 9h30 du matin pour prendre le petit déjeuner chez moi.
Je leur propose de rester chez moi, puisque officiellement ils ne doivent arriver en France qu'après-demain. Bien sur, la condition est qu'ils doivent rester ici, car le risque qu'ils soient aperçus en ville serais trop important.



Lola : Par contre les garçons, il faut que je vous préviennes tout de suite... Il n'y à aucun verrou à aucune porte. Pas même à la porte d'entrée. Question de sécurité pour moi... Donc quand vous irez pisser ou prendre votre douche, je vous conseille de prévenir...
Bill : Mais t'as pas peur qu'on entre dans ton appart, genre un voisin qui vient squatter quand t'es pas là?
Lola : Ça ne risque pas! Tu es ici dans l'hôtel particulier de Frédéric Geneste. A partir du moment où vous avez mis les pieds dans le hall du bâtiment, vous étiez chez moi. Ici au dernier étage, c'est mes appartements privés, ceux où je vis. Juste en dessous se trouvent un appartement plus petit qui est plus un ensemble de chambre avec une salle de bain qu'une vrai appartement où j'y installe des invités; il y a aussi l'appart' de Lurdes. Au premier il y a une salle de réunion, une salle de musique et une petite bibliothèque. Enfin au rez-de-chaussée il y a une piscine privée et la loge du gardien.
Georg : Putain... J'pensais même pas que ce genre d'habitations existait!
Lola : Maintenant tu le sais! Mais bon personnellement, étant aveugle je me balade pas trop, et puis je ne profite même pas de la vue sur la Tour Eiffel. Vous pouvez aller où vous voulez, vous faites comme chez vous. Maintenant si vous le permettez je vais aller me doucher.



J'abandonne les garçon dans leur remplissage d'estomac et allume l'eau avant de me déshabiller. L'eau chaude sur mes muscles courbaturés me fait le plus grand bien, j'ai vraiment dû ne pas y aller de main morte cette nuit. Je dois même être un peu écorchée car je sens des picotements par endroits... Tant pis pour moi. Après avoir revisité toutes les chansons qui me passaient par la tête, je m'emmitoufle dans mon peignoir et essore mes cheveux (qui dégoulinent partout pour pas changer) tout en cherchant désespérément mes vêtements de ma main libre. Ce n'est qu'une fois que j'ai fait le tour de la salle de bain que je me rends compte que mes vêtements ne peuvent pas être arrivés ici par miracle, et que Cath' n'est pas là pour me les préparer comme elle en avait l'habitude. Cette pensée me noue la gorge, mais je n'ai pas passé autant de temps à essayer de me détendre sous la douche pour tout refoutre en l'air aussi vite. Je respire donc un bon coup et sors de la salle de bain en direction de ma chambre... où de ce qu'il en reste. Le salon est de nouveau désert, il me semble que les garçons voulaient visiter un peu.
Je rentre doucement dans ma chambre, histoire de ne pas m'étaler par terre en me prenant les pieds dans quelque chose, mais même sans tomber, j'arrive à m'éclater un orteil me faisant pousser un tout petit gémissement. Pourquoi c'est toujours ce genre de petits trucs qui font le plus mal?



Tom : Si tu as fait la même chose dans tout ton appartement, tu n'y es vraiment pas allée de main morte...


Je fais un bond en l'entendant parler. Je n'avais même pas senti sa présence.



Lola : En effet... Tu n'es pas parti avec les autres?
Tom : Si je suis là, on peut supposer que non... Et puis tu me feras visiter plus tard... Tu ne veux pas t'asseoir un peu?



Je ne réagis pas tout de suite, le manque de sommeil rallongeant pas mal mon temps de réaction. Je contourne autant que je peux le bordel, manque de tomber en mettant le pied sur le matelas et décide que je serais plus en sécurité sur les lattes de mon sommier. Le silence s'installe doucement entre nous. Je sais qu'il réfléchit à ce qu'il veut dire, qu'il ne sait pas comment en parler.



Tom : Alors c'était ça? Tes sourires tristes, ton regard mélancolique... Tu cachais toute cette douleur au fond de toi... Je ne sais pas à quel point tu souffres encore de ça, parce que je n'ai jamais vécu ça. Mais je sais à quel point Cathialine t'as fait mal, et à quel point tu as du te sentir trahie, violée même. Parce qu'au final, c'est ce qu'elle a fait, elle a violé tes sentiments... T'as le droit de ne plus jamais vouloir en parler, mais je veux que tu saches que moi je serais là si tu en as besoin.
Lola : Je suis désolée...
Tom : Pourquoi?
Lola : Je vous gâche votre temps libre...
Tom : Hein? Je n'ai jamais autant apprécié mon temps libre que depuis que je peux le passer avec toi!
Lola : Oui mais j'viens vous le plomber à coups d'engueulades!
Tom : Écoute, de toute façon avec Cath' ça devenait inévitable...D'ailleurs hier elle en a pris pour son grade. Quand je suis arrivé Bill était déjà fou furieux, et je peux te garantir que Georg et Gustav ne l'étaient pas moins...
Lola : Et toi?
Tom : ... Disons que j'étais littéralement fou de rage. Je crois qu'elle a eu vraiment peur pour sa vie. D'ailleurs au passage elle a jugé bon de s'éloigner de toi quelques temps, d'aller retrouver un peu sa famille...
Lola : Oh! Si elle a accepté sans rechigner, c'est que vous deviez être sacrément menaçants... Merci.
Tom : De rien. Au fait c'est quoi le programme de cet aprèm' ?
Lola : Eh bien, vous pouvez faire ce que vous voulez, dans les limites du politiquement correct s'entend. Enfin évitez aussi de faire venir des filles ici... Ça va je rigole! En tout cas vous devrez faire sans moi.
Tom : Pourquoi? Tu vas où?
Lola : J'ai... des trucs à faire.
Tom : Encore des choses que je n'ai pas le droit de savoir...
Lola : Désolée...



Le dégradé de couleurs ne marche pas, je suis navrée T_T
Vous avez failli l'avoir hier soir, mais disons que quand une arachnophobique se retrouve coincée par une araignée plus grosse que la paume de sa main... Ben ça fait des crises de panique XD
BILL A UNE NOUVELLE COUPE! Des réactions? xD

Merci pour tous vos commentaires, j'vous adore, j'vous kiffe, et surtout continuez à me faire de magnifiques commentaires parce que c'est juste adorable! <3

Pix : La nouvelle coupe de Bill, pare que j'avais envie et que ça change de Tom XD
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# Posté le jeudi 24 septembre 2009 19:56

Modifié le vendredi 25 septembre 2009 19:53